Dimanche dernier, dernier jour de mai, était aussi si vous ne l’avez pas remarqué la Journée mondiale sans tabac. A cette occasion, l’Organisation Mondiale de la Santé a « instamment invité les gouvernements à exiger que tous les paquets de produits du tabac comportent des avertissements illustrant les maladies et les souffrances causées par le tabagisme. »
Dans le même communiqué, l’OMS rappelle que le tabagisme fait plus de cinq millions de victimes tous les ans, plus que la tuberculose, le VIH/sida et le paludisme réunis… Pour la France, ce sont 66 000 morts par an, a rappelé le directeur général de la santé, Didier Houssin à l’occasion du lancement d’une nouvelle campagne anti-tabac dans l’hexagone.
Face à ce fléau, l’Union Européenne a elle aussi recommandé de passer à l’étape supérieure en matière d’avertissement.
En tant que fumeur occasionnel, il est vrai qu’aujourd’hui la mention « Fumer tue » n’impressionne pas vraiment. A l’inverse, une communication axée sur la dégradation visible du corps des fumeurs peut être plus…percutante à l’image du dessin ci-dessous, comme le confirme Karie Gallopel-Mowan, spécialiste du marketing qui travaillé sur ces nouveaux paquets.

Pour l’instant, la France a opté pour un spot basé sur les statistiques, visuellement et intellectuellement stimulant mais peut-être encore en deçà du choc psychologique nécessaire pour donner à un fumeur l’envie d’arrêter. Je n’ai malheureusement pas encore trouvé le lien vers cette vidéo.
Voici donc en compensation un petit florilège de publicité anti-tabac marquantes :
Un dernier mot pour dire que les fumeurs français qui souhaitent s’informer sur les risques qu’ils encourent et arrêter de fumer ont quand même l’embarras du choix sur le Net : Help de l’Union Européenne, Tabac Info Service qui propose un nouveau numéro le 3989, Tabac-gouv.fr ou encore Prevention-tabac et son opération Smokin’ Out.
A bon entendeur…
Il te manque l’argument numéro un du vrai bonheur de ne pas être fumeur…
Eh oui, quand on ne fume pas, on a jamais besoin de quémander maladivement, la mèche au vent et l’odeur corporelle fumeuse, à des inconnus rébarbatifs les reliquats d’une éventuelle possibilité qu’il puisse nous faire partager leurs moyens de production d’incandescence à haute énergie calorifique.
En gros, plus besoin de se creuser la tête, on aura jamais besoin de feu !
Par Jean-Marc le 3 juin 2009
à 12:55