Aujourd’hui a lieu le Blog Action Day, rendez-vous annuel des blogueurs du monde. Cette année, le thème est le changement climatique. Sujet délicat, quand on n’est pas expert, mais qui fait tout de même parler, beaucoup. Seul soucis : tout le monde en parle, voire s’improvise spécialiste, à tel point que, personnellement, je ne sais plus trop où donner de la tête. Alors en cette journée de débat sur l’évolution du climat, si nous parlions aussi de la qualité (et de la quantité) de l’information sur le sujet.
Prenons un exemple concret : la dernière annonce « choc » (c’est sans doute là le problème…) sur le sujet, pas plus tard que ce matin.
Avant même d’avoir pu avaler ma première gorgée de café, et alors que mon habituel réveil en « nouvelles » (et pas en musique) se faisait en ce frais matin d’automne en compagnie d’une charmante … chaîne de Web TV, une annonce particulièrement troublante attirait mon attention : la calotte arctique disparaîtra en été d’ici 20 à 30 ans…
Hormis le fait que j’ai rarement vu de la glace fondre en hiver, il faut avouer que comprendre les vrais enjeux du réchauffement climatique n’est pas chose aisée par les temps qui courent. J’en ai moi-même fait l’expérience ce matin.
Bon cobaye que je suis, j’ai cherché à en savoir un peu plus, et voilà que j’ai trouvé des informations aussi nombreuses qu’hétérogènes, voire contradictoires…
Le Web est particulièrement prolixe en la matière. Prenons le cas du Web francophone:
- on y tire la sonnette d’alarme : « La calotte arctique disparaîtra en été », « Le refroidissement guette » ;
- on y trouverait presque des « pro-réchauffement climatique », selon lesquels la fonte des glaces représente certes un désastre pour le Grand Nord, mais aussi une quasi-aubaine pour certaines espèces du « Grand Sud » : « Fonte de la banquise arctique: baleines gagnantes… et perdantes » ;
- on y doute de la bonne volonté des politiques, qui participerait en réalité d’une entreprise bien plus vaste visant à préserver les intérêts stratégiques et commerciaux de certains : « Le renseignement climatique, outil de puissance » ;
- on y voit aussi du bon (surtout d’un point de vue économique), puisqu’« Un quart des réserves mondiales d’énergie pourraient se trouver en Arctique » ;
- on y doute même du réchauffement climatique ( !) : « Réchauffement ou refroidissement mondial : la glace disparaît-elle vraiment ? ».
Voulant mettre de l’ordre dans cette indigestion informative, je suis tombé sur le site Pensée Unique de Jean Martin, qui a semé en moi le trouble. Ce chercheur scientifique à la retraite n’y va pas de main morte avec les politiques (« Je veux sauver la planète et ne pas risquer la prison ! »), les médias (« Il me faut un scoop et j’ai un devoir de pédagogie ! », les scientifiques (« Je veux de l’argent pour pouvoir continuer mes recherches…. et puis, si ça peut changer la société … ») et les écologistes (« Il faut sauver la planète et, si possible, changer la société : tous les moyens sont bons… »). Il démonte de nombreuses certitudes assainées régulièrement dans les médias et les milieux politiques. Je vous invite notamment à consulter sa chronique datée d’hier « Glaces polaires et océans », destinée à « recentrer l’alarmisme actuel sur la fonte des glaces et l’évolution des océans à partir d’articles publiés récemment dans des revues scientifiques de bonne qualité ».
Si elle ne m’aide pas à savoir à qui me fier (car là aussi, les avis divergent), elle a le mérite de me rassurer : je ne suis pas le seul à douter de la qualité de l’info la plus communément partagée, mais surtout, il y a parfois aussi de bonnes nouvelles. Et vous, savez-vous à qui vous fier ?
Et si le verdissement de certains déserts, le rafraîchissement mondial, l’éclaircissement inexpliqué du Lac Léman, la réapparition du saumon de l’Atlantique à Paris avaient un seul et même catalyseur? (j’ai nommé l’orgonite)
Par harvey le 14 novembre 2009
à 3:02