Publié par : Alexis | 31 janvier 2008

Reviens Raymond, ils sont devenus fous !

Qu’est-ce qui arrive à nos hommes politiques lorsqu’ils décident de parler d’économie ???

« La croissance, j’irais la chercher avec les dents ! »

« Quand les Français ont un compte bancaire excédentaire en début de mois et le terminent à découvert, les pénalités tombent. Les banques s’enrichissent sur le dos des plus modestes. Je demande à ce que les 7 milliards d’euros soient remboursées aux familles qui sont plongées dans l’endettement ».

« La Société générale est une grande banque française. Le gouvernement entend qu’elle le reste. »

Quel est l’intérêt de ce type de petites phrases frappées au coin du non-sens ?

L’édification des masses à coups de poncifs et de grandes promesses volontaires vides de sens est certes un grand classique en communication politique.

Mais aller aussi loin dans l’affichage d’une ignorance des réalités du marché, des règles basiques de l’économie, voire des lois, au coeur d’une période pour le moins tendue qui voit la collision de la crise des « subprimes », les inquiétudes sur le pouvoir d’achat, des décrochements des Bourses, une grande banque mise à mal, etc., etc., etc. révèle une communication à la petite semaine totalement dénuée de « vista ».

Avouez qu’alors qu’on ne cesse de nous vanter les pros de la communication qui entourent nos élus et calculent chaque pas, chaque parole, chaque poignée de main, tout ceci fait désordre !

Il en est, en fait, des hommes politiques comme de toute entreprise: quand il s’agit de communication, l’efficacité se mesure à l’aune du respect des stratégies établies. Les exemples ci-dessus sont des roues libres, des exercices de style d’un autre temps où il suffisait de deux ou trois phrases bien senties debout sur une botte de paille lors d’un comice agricole pour se mettre une audience dans la poche. Qui allait vérifier la véracité des propos, la teneur de la promesse ou son respect futur ?

A l’heure d’Internet, ces paroles anodines non réfléchies sont désormais analysées, décortiquées, jugées et relancées au visage de celui ou celle qui n’a pas tourné sept fois sa langue. Le pouvoir isole, les phénomènes de Cour déforment la réalité, la pertinence du bon vouloir du Prince est rarement remise en question. Il serait grandement temps qu’au lieu de « s’entourer de communicants », certains hommes politiques commencent tout simplement à les écouter (et plus encore à les comprendre).

Allez, une petite dernière pour la route ?

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