Publié par : Laurent | 19 septembre 2008

Le bal des débutants

Sensation partagée avec Nicolas quand nous avons décidé de nous rendre au pot de départ d’embruns, alias Laurent Gloaguen qui part s’installer au pays de Céline et Garou, plus près les Caribous.

Lecteurs réguliers de son blog, quoi que commentateurs plus occasionnels, mais fidèles aussi de nombre de blogs pour l’occasion, nous avions en effet estimé que cette soirée serait l’occasion d’humaniser la blogosphère en mettant un visage sur un nom pseudo.

Pour autant, nous ne connaissions personne au moment de franchir la porte. Comment entrer dans la danse ?

Peut-être avez-vous déjà connu cette sensation étrange : vous allez participer à une soirée et échanger avec une personne dont vous lisez les écrits régulièrement, que d’une certaine manière vous connaissez, mais que vous n’avez jamais rencontrée et qui, elle, ne vous connaît pas.

Rien ne nous forçait à y participer. Certes.

Mais si les commentaires nourris font la richesse des échanges à travers un blog, ils n’en restent pas moins une trace électronique déshumanisée, sans voix, sans visage, sans odeur…
Alors, oui, l’occasion était belle de rencontrer de visu ceux qui font la blogosphère actuelle et d’échanger avec eux de vive voix.

Accoudé au comptoir, une bière à la main (ça rassure toujours, allez savoir pourquoi, une touche de quotidien que l’on ne trouve pas derrière l’écran), nous n’attendons pas longtemps avant de saluer le Capitaine et de lui souhaiter bon vent.

Puis les rencontres se sont enchainées, dans le désordre : Denys, Vicnent, Gonzague, Olivier, Bénédicte (une flic écrivain ), Laurent (un acteur traducteur)…Richard Ying, et son appareil photo (découvrez ses clichés souvenirs), est passé une fois le buffet de la présentation Microsoft chez DDB terminé.

Même le très médiatique et très suivi Maitre-Eolas était là. Assis face à moi. Très charismatique, et aussi lu soit-il actuellement, il n’en reste pas moins accessible, disponible et prêt à prodiguer un conseil ou un avis sur une situation donnée.

Derrière moi, Tristan Nitot, ordinateur aux couleurs de Mozilla en main, semblait faire ses billets (ou traiter ses mails ?) en direct du bar.

J’en passe, et des plus incongrus : les groupes de discussion se font et se défont, au gré des verres et des sujets.

Qu’est-ce qu’il ressort de cette soirée ? A l’image de son utilisation d’Internet, le blogueur passe d’un sujet à l’autre très rapidement : curieux et éclectique, il s’intéresse à beaucoup de choses. Pour preuve, nous avons parlé forcément de blog, mais aussi de gilet jaune, de Solidays, du Canada, de la police, d’Aston Martin, des fautes de frappe sur les claviers, de grosses cochonnes et de salopes (comme mots clés générant du trafic, je précise), de chiens, de droit, de politique, d’édition, etc.

Un point a néanmoins animé pas mal de discussions : le classement des blogs. Si tous se défendent de s’intéresser au classement de leur blog et de faire la course à l’audience, quasiment tous ont un avis sur la façon dont sont réalisés les classements de Wikio, Google Analytics et autres outils de mesure.

Ajoutez à cela une estimation du nombre de backlinks, une touche de twitter, un soupçon de blogroll et de commentaires croisés mâtinés de concours de troll, et la discussion bon enfant que le « blogueur ceinture jaune » que je suis pouvait arriver à suivre avec les « grands maîtres ceinture noire du Web 2.0 » a pris rapidement un tournant qui aura laissé sur place les moins « geeks » d’entre nous.

Au final, une vérité reste néanmoins absolue : quels que soient les outils mis à notre disposition aujourd’hui pour communiquer, pour s’exposer sur la toile comme le twitter qui permet presque de savoir en temps réel ce que vous faites, rien ne remplace le contact réel. Que ce soit la qualité de l’échange, la discussion non-verbale, les gestes, les regards, les rires partagés, les sous-entendus, le réel apporte d’autres éléments de communication. Autant de détails, de nuances, qui ne trouvent pas leur place dans la communication électronique froide. Et qui sont d’ailleurs à la base de nombre de malentendus…

Surfer, lire, écrire, bloguer, commenter, participer, échanger, parler, dialoguer… oui, mais en vrai c’est encore mieux !

Pour faire chic & geek, disons que online, c’est bien, mais IRL*, c’est mieux 🙂

* In Real Life

Publicités

Responses

  1. C’est sûrement pour ça qu’Eric Woerth a invité – sur ses propres deniers, nous a-ton rassuré – mardi 16 septembre ses 1372 amis Facebook à une soirée IRL à Bercy. Bon, seulement une centaine s’est finalement déplacée. Mais ce n’est pas si mal : je n’aurais jamais imaginé qu’un ministre du budget puisse avoir autant d’amis ! A moins qu’il ne s’agisse d’une (très réussie) opération de communication… Auquel cas, c’est très fort. Il a tout compris de la synergie entre la bonne vieille com à la papa avec champagne et petits fours et le web 2.0 avec la puissance des réseaux sociaux et des blogs !


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :