Publié par : Alexis | 6 novembre 2008

Madame Uzan, le Pulitzer vous attend !

Il est bon parfois de voir un grand journaliste à l’oeuvre ! Quelle plume, quelle finesse, quel talent !

En quelques coups de serpette trempée dans l’humour le plus décapant, quel tableau ne dresse pas notre Albert Londres en jupette. Du journalisme, du vrai, avec des morceaux d’investigation dedans. Et quelle aisance dans la diction, quelle pureté dans la reconstitution, quelle flamboyance dans la caricature ! Comme le disait ma grand-mère : « on s’y croirait ».

Ne pouvant résister plus avant, je vous laisse découvrir ce morceau de bravoure, un monument qui prouve à lui tout seul l’existence d’un service public de qualité : c’est ICI (vers 32’50)!

(pour ceux qui préfèrent la lecture de ce petit bijou aux accents hugoliens, il existe en version texte – quand on vous dit que nous touchons le sublime).

Vous avez fini de vous poiler ? En effet, que dire de plus… si ce n’est peut-être que cette rubrique est pitoyable de vulgarité et d’ignorance crasse ?

Ou qu’elle en reste néanmoins remarquable par sa capacité à, tout à la fois, faire preuve d’un sexisme déprimant, insulter une profession entière, enchaîner des clichés qui n’ont pour trait commun que l’obsolescence et dénigrer des écoles et des cycles de formation qui permettent à des milliers de jeunes de trouver des emplois exigeants et stimulants ?

Mme Uzan, comme vous l’avez compris, votre talent m’éblouit et votre sens de l’humour me trouve plié en quatre à chaque fois que je lis votre prose. Vous avez bien fait de vous attaquer à notre profession d’écervelé(e)s incultes et de nous remettre à notre place ! Dieu sait que les journalistes dignes de ce nom n’ont pas besoin de faire appel à nos services. Qui a besoin d’infos en urgence pour boucler un papier, qui fait le forcing pour obtenir en « prêt » le dernier gadget, qui demande s’il peut venir avec son conjoint dans des voyages de presse tous frais payés ou dans des soirées VIP ? Sûrement pas vous. Nous ne sommes d’ailleurs pas dignes de travailler pour avec vous, nous, simples attaché(e)s de fesses presse qui baignons dans votre lumière 😦

Humblement vôtre,

Un pouf (ah oui, au fait, ça existe aussi – je sais, dans quel monde vivons nous !!!).

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Responses

  1. Dis moi Emmanuelle – oui je te tutoie parce que je suis attaché de presse et que tout le monde se tutoie et se fait la bise dans notre métier, pas vraieuh – donc, dis moi, il y a longtemps que tu n’en as pas vu d’attaché (avec ou sans e) de presse ? Parce que là, ce que tu décris, si jamais ça a existé, c’était dans l’autre siècle, non pas le 20ème, celui d’avant !
    Ce bon vieux Yvy Lee, mort avant bien les fameux Edelman, Hill, Knowlton, Marsteller et autres Shandwick, qui a inventé ce métier au milieu des années 1800, (tu noteras que le métier est apparu en même temps que les journaux et les journalistes…), doit se retourner dans sa tombe devant cette accumulation de bêtises, cet amas de lieux communs et d’idées reçues, cette montagne d’ignorance dont tu fais preuve à chaque mot de ton… papier – j’hésite à le qualifier !
    Je ne vais pas perdre de temps à reprendre chacune des énormités que tu énumères parce que j’ai des clients qui me payent – cher – pour faire autre chose. Mais ce métier sur lequel tu craches avec un mépris totalement dénué d’humour, d’intelligence, d’humanité, d’esprit et de style – dis moi encore, ton vrai métier à toi, rassure moi, ce n’est pas l’écriture ? – ce métier donc est exercé par des gens de talent, diplômés (des Sciences Po, des Celsa, des Sup de Co, et aussi des EFAP), ouverts sur le monde et ses évolutions – ce qui n’est visiblement pas ton cas ! – pugnaces, enthousiastes, professionnels, responsables et curieux.
    C’est marrant mais ton… billet – j’ai toujours autant de mal à le décrire – me rappelle mes débuts dans ce métier, il y a… tu n’étais même pas née !
    Alors, ce que je te propose pour être constructif et contribuer à ton éducation, c’est que tu viennes passer quelques heures chez nous, voir comment on travaille, participer à des réflexions stratégiques sur des positionnements d’entreprise, réfléchir à des valeurs de marque, élaborer des plates-formes de communication de dirigeants, rechercher des différenciateurs concurrentiels, établir une segmentation fine de contacts dans les médias auxquels envoyer une information spécifique, passer du temps à rendre compréhensible et en bon français une information produit, etc.
    Dis moi – c’est la dernière fois, promis – ça ne te dérange pas que je transmette ton… texte – vraiment je n’arrive pas à le désigner – au Président de Syntec RP, le syndicat de notre profession – eh oui, c’est un vrai métier, avec des règles, des conventions et même un code de déontologie, à quelques amis à moi qui partagent non seulement le même métier mais la même passion et au directeur de l’EFAP ? Je suis persuadé qu’ils seront très intéressés par ton… aarrgghh ! Je ne trouve plus de mots !

    Allez, Mouaaaaaais, call me ! Bisous, bécots.

    Henri Dirat – Attaché de presse – 3d Communication

  2. C’est assez drôle cette chronique…
    La première fois que je l’ai visionnée, elle m’a fait rire (je suis pourtant attaché de presse). Au 2ème visionnage, ça m’a vraiment agacé !!!
    Pourqui cette « chroniqueuse » a-t-elle fait cela ? De l’humour naze ? ou bien un compte à rendre ?
    Il serait drôle de voir si cette dame a réussi ou pas le concours d’entrée de l’EFAP (perso, j’ai fait une autre école ;-)))) )

    QUoi qu’il en soit, cela me rappelle un post que j’avais fait, comme suite à un écrit par Marc M. sur son blog. Cela s’appelait « 5 conseils aux journalistes », lisible à l’adresse suivante : http://cityzen.skynetblogs.be/post/4396775/cinq-conseils-aux-journalistes

    Bonne journée à tous.
    Cityzen

  3. Oh, le bel exercice de style…

    Allez, je m’y mets moi aussi, quelques remarques en miroir sur ce billet )puisque les commentaires ont été courageusement fermés sur ton blog de France 5). Peut-être le troisième objet, bien que je ne doive pas me sentir visé puisque je suis UN attaché de presse (ah bon, ça existe ?) :
    – les onomatopées mouaisiennes ne sont pas l’apanage des attachés de presse, le relâchement de langage est commun, chez les chroniqueurs comme partout
    – je n’ai pas assez de densité ni de longueur capillaire pour justifier l’achat d’un sèche-cheveux, quant à la choucroute je la préfère dans l’assiette
    – je subodore que tu n’apprécies pas la chienlit de 1936, Front populaire ça prend une majuscule
    – depuis le Front populaire, donc, on a inventé des tas d’autres moyens de communication, dont un qui ne t’as sûrement pas échappé : le courrier électronique (c’est fou, on n’arrête pas le progrès)
    – l’attaché(e) de presse a un cerveau ? tu m’en diras tant ! Ca ne m’était jamais venu à l’esprit…
    – tu devrais déposer « absconne » et le proposer à l’Académie, en plus je suis sûr que tu as un échantillon sur toi de ce concept
    – et oui, les métiers des médias et les métiers connexes, ça réclame des études, mais heureusement je n’ai pas été obligé de me percer les oreilles ni d’apprendre à me servir d’un téléphone à cadran !
    – ah, les fameux voyages de presse au soleil et les cadeaux… tu es nostalgique ? Dommage, avec la crise, les budgets vont être plus serrés… tu devras donc tout acheter toi-même. Comme tout le monde. Oui, la vie est dure. Et le monde est injuste.
    – te priver de tes sources d’information, voilà qui s’appelle te tirer une balle dans le pied !
    – faisant le rapprochement entre Noël et ce billet, j’ai bien une autre idée gallinacée, mais je ne suis pas sûr que ça te plaise…
    – je me doute que devant le tollé, tu invoqueras l’humour comme poussif bouclier, comme le fit naguère le triste clown Arash Derembarsh

    Au nom de toutes mes collègues, qui se sont tellement bien reconnues dans ce panorama plein d’humour et de justesse : MERCI.

    Et bon courage pour le Pulitzer !

    PS : je n’ai pas trouvé le masculin de pétasse qui devrait me qualifier, je te laisse le soin de choisir entre ‘pétard’ (comme connasse donne connard) ou ‘péteux’ (abréviation subtile de ‘prétentieux’) selon ton humeur.

  4. Et bien, on s’amuse beaucoup chez les attachés de presse, dîtes donc ! Grâce à vous, je viens de découvrir une délicieuse chroniqueuse qu’il me tarde de… ne jamais relire.

    Bien à vous


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