Publié par : Henri | 15 mai 2009

Communiquer, c’est d’abord écouter !

C’est ce que dit Bruno Paillet, un expert de la communication et des médias dans son blog qui brille de (im)pertinence. C’est ce que je fais depuis longtemps avec encore un peu plus d’attention ces dernières années. « Rapport » à mon métier bien sûr mais aussi à des centres d’intérêt plus personnels. Mais là, à force d’écouter (ou d’entendre ?), je n’y comprends plus rien ! Du coup, comment communiquer ? Et sur quoi ?Tenez par exemple, juste cette semaine. D’abord, on nous dit sur une tonalité de plutôt bonne nouvelle que la France connaît finalement une très faible inflation. Comme on n’est pas expert en économie, on se réjouit. Et puis, patatras, d’autres experts, des vrais, nous disent aussitôt que ce n’est pas si bien que ça et qu’une bonne petite inflation, ce n’est pas si mal pour l’économie. Du coup, on se souvient des positions de Jean Claude Trichet, arc-bouté sur la lutte contre ce fléau, source, selon lui, de tous nos maux. Et là, une brusque angoisse m’étreint : si lui, il ne l’a pas vu venir cette non inflation, alors, qui peut le faire ? Et puis, JC, il ne dirige pas un peu la finance européenne avec tout ce que ça comporte d’outils de mesure, de moyens d’analyse et de capacités d’influence sur le cours des choses ? Et finalement, alors, on s’inquiète ou pas ? 

Ce n’est pas fini ! 2ème source d’incompréhension : ce matin, on apprend que la France est « finalement bien entrée en récession ». Comme si tout le monde  – 1, s’y attendait; – 2, comprenait ce que ça signifie ! Moi, bon citoyen mais sûrement un peu crédule, je faisais confiance à Madame Lagarde qui nous disait que la France était toujours en croissance. Re-patatras, c’était faux ! Comme JC plus haut, qui est à la tête de notre économie nationale ? Là aussi, une question me taraude : on se trompe ou on nous trompe ? Une source d’angoisse supplémentaire, légèrement apaisée par notre premier Ministre qui reconnait que c’est vrai (il avait besoin de le faire ?) mais qui annonce fièrement que nous faisons mieux que l’Allemagne. Ah, bon ! Je respire ! Mais soudain, à nouveau l’angoisse revient : l’Allemagne, ce n’est pas l’autre moteur de l’Europe ? Et ce n’est pas non plus notre premier partenaire commercial ? Donc, si l’Allemagne va plus mal que nous, doit-on s’en réjouir ? Et puis, est-ce qu’il nous dit vraiment la vérité notre Premier Ministre ? On peut légitimement être devenu soupçonneux, non ?

Et une petite dernière pour la route avant le week-end : c’est notre Dom Juan de la finance mondiale qui nous rassure totalement – il était temps parce que je commençais à chercher le tuyau de gaz – en annonçant le retour de la croissance au 1er semestre 2010. Yes, ça y est, la crise est finie ! Si, si, c’est DSK qui l’a dit ! Euh, attends, un autre doute m’assaille : comment il fait, lui, pour y voir  aussi clair, quand tout le monde est d’accord pour dire qu’on ne peut plus rien prédire tellement on manque de visibilité ?

Trois raisons – au moins – de désarroi pour la semaine, ça fait beaucoup ! Et quand je pense que ce sont les mêmes qui nous ont dit que cette crise était d’abord une crise de confiance, ca fait rire, non ? 

C’est promis, à partir de maintenant, j’arrête d’écouter, ça fait trop peur !

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Responses

  1. C’est curieux, que le doute soit une spécialité tanzano-kenyane. Le fameux doute massaï…


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