Publié par : Alexis | 25 novembre 2010

36 15 France : la France mauvaise élève du numérique ?

On nous aurait menti ? Au milieu des très fréquents et très réguliers cocoricos vantant les mérites de la France numérique, avec son Internet à 30 euros, ses millions de citoyens connectés, ses programmes en faveur du très-haut-débit, etc., une étude récente réalisée par IBM et The Economist voit notre pays se classer… 20ème sur 70, en perte de 5 places !

Soit derrière non seulement les pays nordiques (toujours à la pointe sur ces sujets) et les anglo-saxons mais également derrière la Nouvelle-Zélande, l’Autriche, la Suisse ou encore la Corée du Sud et l’Irlande.

Quelle déconfiture… ne sommes-nous pas un pays leader en matière de nouvelles technologies ? Nous sommes quand même le pays qui a donné au monde le Concorde (qui ne vole plus), le minitel (qui bouge encore), le TGV (qui vient de perdre des parts de marché sur Eurostar) et la carte à puce (qui vit son envol une fois le brevet tombé dans le domaine public) !

Alors où le bât blesse-t-il ?

Bien que parcellaire et nécessairement limitée, l’étude en question montre que notre pays, une fois encore, n’a pas su entretenir sa dynamique initiale et se retrouve pénalisé pour s’être endormi sur des lauriers trop vite auto-décernés.

Les Assises du Numérique qui se tenaient aujourd’hui ont été l’occasion de débattre sur la véritable place de la France dans la compétition mondiale. Si la progression du nombre de citoyens ou d’entreprises connectés et ayant accès au haut-débit reste satisfaisante sans pour autant être de premier ordre, ce sont les politiques qui sont montrés du doigt de façon insistante.

Ainsi, sont en régression marquée :

  • les infrastructures réseaux et le très haut débit (fixe et mobile), avec une perte de deux places au 21ème rang ;
  • l’environnement économique, avec là aussi une perte de deux places nous plaçant au 20ème rang ;
  • et enfin, voire surtout, les politiques gouvernementales et la vision politique qui dégringolent de dix places et nous relèguent au 17ème rang.

Notre nation commet régulièrement ce péché d’orgueil qui nous pousse à nous voir toujours un peu trop beaux. Dans le cas présent, cette étude tend à démontrer qu’encore une fois, alors que nous possédons des atouts indéniables dans le marché de la concurrence numérique et que nos citoyens et entreprises font preuve d’un dynamisme remarqué, une certaine inertie politique fait que la logistique ne suit pas et que nous risquons de ne pas être en mesure de donner à nos concitoyens les moyens de leurs ambitions.

Nathalie Kosciusko-Morizet, interrogée via Twitter à ce sujet, a répondu de façon laconique que c’était tout l’enjeu du grand emprunt … que fera Eric Besson qui ouvrait ce matin à l’aube les Assises ?

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