Publié par : Alexis | 1 décembre 2010

En finir avec le Far-West numérique

De par son ubiquité grandissante, Internet n’en finit pas de faire la Une de l’actualité pour ses dérives et dangers potentiels. Détournements d’identité, arnaques bancaires, pédophilie, licenciements pour avoir critiqué son patron, suicides après divulgation d’informations personnelles, etc. font le bonheur des avocats d’un monde sous contrôle où l’accès au Web serait réglementé de façon stricte. Fini l’anonymat, la sphère privée et l’auto-régulation, place au contrôle d’identité, à la traçabilité et à la responsabilité.

N’avons-nous réellement que ces deux alternatives ?

Comme dans tout monde « neuf », l’utopie cède vite la place à une réalité sensiblement moins idyllique où les réseaux criminels sont les premiers à s’organiser pour tirer profit de ce terreau fertile en gains potentiels. Mais dans ce Far-West numérique, l’appel au shérif est-il vraiment le seul exutoire ?

Les premiers réseaux, avant d’avoir hérité de la dénomination de « sociaux », avaient mis en place ce que l’on avait coutume d’appeler la « nétiquette » pour net-étiquette, à savoir un ensemble de règles de bonne conduite qui permettaient de vivre ensemble sur le web. Par essence, ces règles étaient imposées par la communauté à ses membres et la première d’entre elles était d’en prendre connaissance. Chacun avait alors le devoir de les respecter et le droit de les faire respecter.

Que s’est-il donc passé depuis pour que ces simples règles de bienséances ne soient plus qu’un lointain souvenir dans un monde qui semble désormais rempli de « trolls », de pervers et de cybercriminels ?

L’ubiquité.

En effet, d’un outil professionnel, d’abord réservé à quelques « geeks » avant de commencer à toucher une population qui devait s’équiper d’un matériel onéreux et connectable uniquement depuis son bureau ou sa maison, nous sommes passés en quelques années à un outil de masse, mobile, multi-plates-formes, abordable et connecté 24/7.

Lorsque la population ayant accès à Internet est estimée à plus de 2 milliards d’individus à travers le monde et qu’un réseau social comme Facebook compte désormais 500 millions de membres, il est évident que les us et coutumes en vigueur au sein d’une communauté de précurseurs peuvent difficilement être adoptés par la masse et encore moins imposés. Il convient donc de mettre en place des garde-fous adéquats.

Education cybercivique

Un ensemble nouveau de droits et devoirs a fait son apparition et nous devons désormais non seulement en fixer les contours mais surtout définir leur transmission au plus grand nombre. Quels sont les devoirs du cyber-citoyen hyper-connecté ? Quels sont ses droits face à des réseaux de plus en plus complexes et imposants ? Comment, au cœur de la Toile, gérer et préserver l’intégrité de son identité numérique ?

L’éducation cybercivique de nos concitoyens est incontestablement l’une des mesures clés d’un programme global qui nous permettra de ne pas faire un appel au cyber-shérif et de préserver Internet comme un formidable outil de liberté.

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